Thème 2 – Une histoire du vivant

Chapitre 4 – L’évolution comme grille de lecture du monde

Bilan n°1

Theodosius Dobzhansky disait : « Rien n’a de sens en biologie si ce n’est à la lumière de l’évolution »

En observant les êtres vivants, on peut être frappés par une adéquation entre les formes et les fonctions qu’ils remplissent. Ces adéquations permeHent aux êtres vivants de vivre et de se reproduire.

Certaines structures anatomiques peuvent paraître au premier abord d’une étonnante complexité. Ainsi, l’œil de chaque organisme vivant est le fruit d’une histoire évolutive qui n’est pas linéaire : elle ne va pas du « plus simple » vers le « plus complexe ». Certaines structures qui se ressemblent (comme l’acquisition d’une lentille) sont apparues de façon indépendante dans différents groupes de mollusques, par exemple.

Chaque variation apparue est due à des mutations sous l’effet du hasard au cours de millions d’années. La plupart du temps, la sélection naturelle permet de conserver les systèmes visuels les plus adaptés au besoin des organismes.

Bilan n°2 :

Comme dans le cas de l’oeil humain, adaptation ne signifie pas perfection. L’Homme n’est pas l’organisme parfait qu’il parait être. Certaines structures anatomiques paraissent mal adaptées pour leurs fonctions. Ainsi, la forme du bassin des femmes ne paraît pas en adéquation avec la taille du crâne des nouveau-nés. Les dents de sagesse sont souvent synonymes de problèmes buccaux dentaires et tendent à disparaitre. Les tétons des hommes sont non fonctionnels, mais gardent un intérêt pour la sélection sexuelle (zone érogène). 

Au cours de l’évolution, beaucoup de caractères sont soumis à des pressions de sélection contraires : aux contraintes d’adaptation s’ajoutent des contraintes phylogénétiques, fruit de notre histoire évolutive, et des contraintes structurales, c’est-à-dire de développement. 

Ainsi, l’histoire évolutive des mammifères explique certaines formes de « contrainte adaptative », ex : la bipédie exercice sur le bassin une pression le réduisant de taille entraînant des difficultés lors de l’accouchement chez la femme, on parle de compromis évolutif (« le poids de l’héritage »). 

Bilan n°3 :

En médecine, l’évolution rapide des organismes microbiens comme les bactéries et les virus leur permet de s’adapter aux systèmes de défense de l’hôte. Cette évolution des micro-organismes pathogènes à une importance médicale puisqu’elle permet d’expliquer la sélection de bactéries résistantes par l’utilisation d’antibiotiques ou encore les difficultés à établir des vaccins contre certains virus comme celui de la grippe ou du VIH. Cette course aux armements ou coévolution entre hôte et pathogène s’explique par l’hypothèse de la reine rouge ou chaque être vivant évolue pour rester à sa place. 

Il est ainsi nécessaire de constamment adapter les stratégies prophylactiques et les traitements médicamenteux et de poursuivre les recherches. 

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