Notre environnement est peuplé de micro-organismes avec lesquels nous devons vivre (ou survivre). En effet certains micro-organismes sont bénéfiques pour l’Homme alors que d’autres peuvent provoquer des maladies (potentiellement mortelles).
Dans quelle mesure les micro-organismes affectent-ils notre santé ?
I) La diversité des micro-organismes
Il existe de très nombreux organismes unicellulaires par ordre croissant de leurs tailles
- Les virus qui ne sont pas considérés comme des organismes vivants, car ils ne sont pas constitués d’une cellule et ne peuvent pas survivre en dehors de leurs hôtes. (taille autour du nanomètre)
- Les bactéries qui sont des cellules très petites (micromètres) sans organites. Les cellules sans organites (et donc sans noyaux) sont qualifiées de cellules procaryotes.
- Les unicellulaires eucaryotes (possédant des organites et donc un noyau) pouvant être des champignons ou des protozoaires (plusieurs dizaines de micromètres).
Les micro-organismes peuvent se rencontrer dans des milieux variés (air, eau, sol, être vivant) et peuvent être pathogène, car sont responsable de maladies infectieuses.
Hôte : Organisme vivant qui héberge un autre être vivant (par exemple un agent pathogène).
II) Agent pathogène et maladie
Les agents pathogènes vivent et se multiplient aux dépens d’autres êtres vivants, leurs hôtes, qui constituent leurs milieux biologiques. Ils leur portent préjudice en déclenchant des maladies.
Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) cible les cellules lymphocytes T4 (cellules immunitaires) pour se reproduire et finit par les détruire. Quand le nombre de lymphocytes est devenu insuffisant, la personne est atteinte du SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise). Sans traitement cette maladie est mortelle.
Le Plasmodium est un exemple de micro-organisme eucaryote, il infecte les cellules du foie et les globules rouges humains ce qui provoque les symptômes du paludisme (fièvre, fatigue musculaire…)
La propagation des pathogènes se fait soit par le milieu ambiant soit par le changement d’hôte. Elle se réalise directement par contact entre hôtes humains comme dans le cas du VIH (par relations sexuelles par ex) ou par l’intermédiaire d’un autre être vivant comme les moustiques (anophèles) pour le paludisme. Le moustique est alors vecteur et transmet le plasmodium aux humains. On parle de maladie vectorielle.
Les hôtes des pathogènes n’ont pas toujours de symptômes, ce sont alors des porteurs sains qui peuvent transmettre le pathogène sans le savoir et provoquer une épidémie voire une pandémie (comme pour la COVID ou le VIH).
Le paludisme est une maladie endémique des zones géographiques, ce sont principalement les pays de la zone intertropicale. Mais le réchauffement climatique pourrait étendre ce territoire.
Pour limiter la propagation des pathogènes, il faut empêcher leurs multiplications par des mesures collectives et individuelles : prophylaxie (prévention, dépistage, traitements), action sur l’habitat des zones de reproduction du vecteur, traitements médicaux, vaccination…
III) Le microbiote humain et la santé
Lien modélisation du microbiote
Nous hébergeons plus de micro-organismes que de cellules qui nous constituent. Ce sont majoritairement des bactéries, mais il y a aussi des champignons, virus et acariens. Situés sur la peau, dans les organes digestifs, respiratoires et reproducteurs, ces micro-organismes constituent le microbiote, il se met en place dès la naissance.
A) L’équilibre du microbiote
La composition et la diversité du microbiote sont des indicateurs de santé. Le microbiote intestinal évolue en fonction de différents facteurs comme l’alimentation ou les traitements antibiotiques.
Un déséquilibre du microbiote (dysbiose) peut engendrer des effets négatifs sur la santé.
B) Rôle du microbiote dans la digestion et l’immunité
Le microbiote a un rôle clé dans la digestion, il produit des vitamines et des enzymes qui décomposent les nutriments que nous ne digérons pas (les fibres végétales). Ensuite nous absorbons une partie de ces nutriments et vitamines.
Le microbiote a aussi un rôle clé dans l’immunité, il constitue une barrière contre les micro-organismes pathogènes en entrant en compétition pour la surface et pour les ressources nutritives. Le microbiote peut produire des substances toxiques ou stimuler nos cellules immunitaires favorisant la lutte contre les pathogènes.
C) Moduler le microbiote pour soigner
Certaines pathologies sont associées à des dysbioses (maladie digestive par ex : syndrome de l’intestin irritable). Les pistes de traitements pour soigner ces maladies sont les suivantes :
- Rééquilibrer l’alimentation pour restaurer le microbiote
- Transplanter le microbiote fécal d’un individu en bonne santé
- Ingérer des bactéries ciblées (prébiotiques) pour restaurer le microbiote
